Que puis-je dire de cette trompette et de sa remise en état ?

D’après l’inscription sur le pavillon, celle-ci doit dater d’après 1970. Cependant, quelques éléments m’intriguent : la forme des clés d’eau tout en longueur, le positionnement de l’anneau sous la 3e coulisse ainsi que le système de butée et les éléments de la mécanique des pistons. Du fait de l’absence de numéro de série et d’indication du modèle, il est difficile de dater cet instrument.

Constat

Lors du constat de départ, j’ai relevé peu de contraintes : la coulisse bloquée de 3ᵉ piston, la coulisse principale enfoncée, la cheminée de clé d’eau de la coulisse principale à refaire et les nacres de boutons de piston à changer. Pour le reste, un bon nettoyage intérieur et extérieur (polissage) et le changement des feutres.

Réparer la coulisse de 3e piston

Autant dire que je partais confiant. Mais j’ai dû me raviser lorsque, dans la tentative de déblocage de la 3e coulisse, le tube du bloc piston s’est arraché. En fait, très peu d’accroche dans la bague de jonction. Afin de désolidariser les deux tubes, j’ai laissé tremper l’ensemble de la coulisse dans du dégrippant un certain temps puis j’ai réalisé un choc thermique. Malheureusement, l’argenture en a pris un gros coup.

Afin de refixer le tube du bloc piston, j’ai débrasé la bague de jonction puis, après préparation des différentes pièces, repositionné l’ensemble (bloc piston, bague de jonction, tube extérieur et coulisse) afin de procéder aux différentes brasures. Le nettoyage post-brasure n’a pas permis de conserver l’argenture sur cette partie de l’instrument.

Coulisse principale et clé d’eau

Pour la coulisse principale, j’ai débrasé la cheminée de clé d’eau ainsi qu’une des deux branches pour réaliser le débosselage. Une fois le débosselage réalisé, j’ai fabriqué un petit patin de fixation en laiton que j’ai brasé à l’argent avec la cheminée de la clé d’eau. Cet ensemble à ensuite été brasé sur la coulisse. Comme pour le tube de la 3e coulisse, j’ai retiré la couche d’argenture.

Finalisation

Enfin, pour les nacres, j’ai pris l’option de fabriquer des dessus de bouton en bois à partir d’une branche de chêne. Ceux-ci sont juste brûlés pour faire ressortir les veines du bois et coller à la colle néoprène. Le contact du bois confère un toucher très agréable !

Après un bon polissage manuel, cette trompette a retrouvé de l’éclat et ses fonctionnalités. Les parties désargentées ne sont pas vernies permettant ainsi un vieillissement naturel plus « vintage » (patine naturelle).


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